Women in Theatre: Here, There, Everywhere, and Nowhere

Rebecca Burton, Reina Green

Abstract


This article examines the status of women in theatre in the early twenty-first century and determines that while there has been some improvement in Canada in the last twenty-five years, women still lag behind men in terms of employment in key creative positions Studies show that only 30-35% of the nation’s artistic directors are female and that this limits the production of work by female playwrights and the hiring of female directors. Problems are further exacerbated where there is limited provincial and corporate funding, as in Atlantic Canada. Little money, combined with a greater likelihood that work by female playwrights will be defined as risky and less attractive for sponsors and mainstream theatres, further restricts opportunities for women in theatre. Women also identify traditional hierarchical practices in the theatre industry and social policies, which fail to provide parental leave for self-employed workers or adequate publicly-funded daycare, as barriers to their participation.While increased government funding would help all theatre professionals, including women, and women can support one another through networking and mentorship, the theatre community must actively identify and change the practices that lead to gender inequity.

Résumé

Le présent article porte sur le statut des femmes en théâtre au début du XXIe siècle. Burton et Green constatent que s’il y a eu une certaine amélioration au Canada au cours des vingt-cinq dernières années, les femmes qui œuvrent dans ce secteur accusent encore un retard par rapport aux hommes en termes d'emplois dans des positions-clés en création. En effet, des études démontrent que la direction artistique des compagnies canadiennes n’est confiée à une femme que dans 30 à 35 % des cas, ce qui limite la production d’œuvres signées par des dramaturges de sexe féminin et l’embauche de metteures en scène. L’inégalité est d’autant plus exacerbée là où les subventions accordées par l’administration provinciale et issues du secteur privé sont limitées, comme c’est le cas au Canada atlantique par exemple. Le peu de financement, de paire avec l’impression qu’une œuvre signée par une dramaturge constitue un plus grand risque et donc un moins grand attrait pour les subventionnaires et les théâtres populaires, sont des obstacles supplémentaires que doit surmonter la femme en théâtre. On cite également à titre d’obstacles les pratiques traditionnelles hiérarchisantes à l’œuvre au sein du secteur et les politiques sociales qui ne prévoient pas de congé parental pour les travailleurs autonomes ou un service de garderie subventionné adéquatement par l’État. Tous les professionnels du théâtre, tant masculins que féminins, bénéficieraient d’un plus grand financement public; quant aux femmes en théâtre, elles peuvent s’appuyer entre elles par l’entremise du réseautage et du mentorat. Ceci dit, la communauté théâtrale doit cerner et modifier activement les pratiques qui mènent à l’inégalité des sexes.

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